

Journée d'étude :
Napoléon et l'espace atlantique
Samedi 2 juin 2012
Ecole de Médecine Navale
Rochefort
La place écrasante occupée par la Grande Armée conduit parfois à négliger
l'importance de la marine impériale, d'autant que dans la mémoire nationale, c'est le seul
terrible désastre de Trafalgar qui répond aux victoires terrestres à répétition.
Les débats sur le jugement porté par Napoléon sur sa marine restent vifs, mais ce sont
volontiers les critiques les plus vives qui sont souvent mises en avant.
Tout cela ne doit pas faire oublier que la période consulaire et impériale fit l'objet de nombreuses réformes marquantes : création des préfectures maritimes et de conseils spécialisés au sein de l'administration centrale, remise en ordre des arsenaux, réorganisation de la formation des cadres, renouvellement des fortifications littorales, déploiement des phares et balises sur le littoral français... Si les opérations navales de l'Empire interviennent un peu trop tôt pour que le bénéfice en soit immédiatement retiré, ce sont des dispositifs qui prouveront leur efficacité à moyen et long termes.
Si les conflits s'étendent à de nombreuses mers, en particulier l'océan Indien, l'Atlantique et la Manche demeurent les principaux théâtres des opérations navales. La politique navale est en effet plus que jamais axée sur la rivalité franco-anglaise, le déploiement du blocus continental succédant aux projets d'invasion, tandis que la défense des colonies antillaises occupe une place essentielle au sein des possessions françaises d'outre-mer. A cela s'ajoute l'intégration du port d'Anvers dans l'Empire français, qui renforce le poids du Ponant au sein du littoral français.
Le sort de l'Empereur, né en terre méditerranéenne, est par ailleurs intimement lié à l'Atlantique. Il se rend aux Anglais sur l'île d'Aix avant de partir en exil à Sainte-Hélène. Faut-il pour autant y voir comme Jean Tulard un symbole de ce que « c'est l'Atlantique qui a vaincu Napoléon », depuis Trafalgar jusqu'aux incursions anglaises dans la péninsule ibérique ? Sans prétendre apporter une réponse définitive à cette délicate question, cette journée d'étude a pour objet de rappeler l'importance majeure et la diversité multiple de l'influence de cet immense espace dans le cours de l'aventure napoléonienne.
Tout cela ne doit pas faire oublier que la période consulaire et impériale fit l'objet de nombreuses réformes marquantes : création des préfectures maritimes et de conseils spécialisés au sein de l'administration centrale, remise en ordre des arsenaux, réorganisation de la formation des cadres, renouvellement des fortifications littorales, déploiement des phares et balises sur le littoral français... Si les opérations navales de l'Empire interviennent un peu trop tôt pour que le bénéfice en soit immédiatement retiré, ce sont des dispositifs qui prouveront leur efficacité à moyen et long termes.
Si les conflits s'étendent à de nombreuses mers, en particulier l'océan Indien, l'Atlantique et la Manche demeurent les principaux théâtres des opérations navales. La politique navale est en effet plus que jamais axée sur la rivalité franco-anglaise, le déploiement du blocus continental succédant aux projets d'invasion, tandis que la défense des colonies antillaises occupe une place essentielle au sein des possessions françaises d'outre-mer. A cela s'ajoute l'intégration du port d'Anvers dans l'Empire français, qui renforce le poids du Ponant au sein du littoral français.
Le sort de l'Empereur, né en terre méditerranéenne, est par ailleurs intimement lié à l'Atlantique. Il se rend aux Anglais sur l'île d'Aix avant de partir en exil à Sainte-Hélène. Faut-il pour autant y voir comme Jean Tulard un symbole de ce que « c'est l'Atlantique qui a vaincu Napoléon », depuis Trafalgar jusqu'aux incursions anglaises dans la péninsule ibérique ? Sans prétendre apporter une réponse définitive à cette délicate question, cette journée d'étude a pour objet de rappeler l'importance majeure et la diversité multiple de l'influence de cet immense espace dans le cours de l'aventure napoléonienne.
Le programme
Introduction
Denis ROLAND, attaché de conservation au Musée national de la Marine à Rochefort
La guerre de course sous l'Empire
Patrick VILLIERS, professeur émérite à l'Université du Littoral-Côte d'Opale
Les troupes coloniales sous le 1er Empire
Bruno LESUEUR, docteur en histoire
Phares et sémaphores sous l'Empire
Vincent GUIGUENO, docteur en histoire, chargé de recherches au ministère de l'Ecologie
Déboires de la Marine française sous le Premier empire.
La mésaventure de l'Ariane et de l'Andromaque devant Lorient (mai 1812)
Jacques MACÉ, administrateur du Souvenir napoléonien et de la Fondation Napoléon
L'action de Malouet à Anvers
André DELAPORTE, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, président d'honneur du CRDHM
Projets de débarquement en Angleterre du Directoire à l'Empire
Marc FARDET, ancien conservateur en chef du Service historique de la Marine, président du CRDHM
Gens de mer et marine de guerre à Rochefort sous l'Empire
Thierry SAUZEAU, maître de conférences d'histoire moderne à l'Université de Poitiers
Synthèse de la journée
Alain MORGAT, conservateur en chef de l'antenne de Rochefort du SHD
Denis ROLAND, attaché de conservation au Musée national de la Marine à Rochefort
La guerre de course sous l'Empire
Patrick VILLIERS, professeur émérite à l'Université du Littoral-Côte d'Opale
Les troupes coloniales sous le 1er Empire
Bruno LESUEUR, docteur en histoire
Phares et sémaphores sous l'Empire
Vincent GUIGUENO, docteur en histoire, chargé de recherches au ministère de l'Ecologie
Déboires de la Marine française sous le Premier empire.
La mésaventure de l'Ariane et de l'Andromaque devant Lorient (mai 1812)
Jacques MACÉ, administrateur du Souvenir napoléonien et de la Fondation Napoléon
L'action de Malouet à Anvers
André DELAPORTE, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, président d'honneur du CRDHM
Projets de débarquement en Angleterre du Directoire à l'Empire
Marc FARDET, ancien conservateur en chef du Service historique de la Marine, président du CRDHM
Gens de mer et marine de guerre à Rochefort sous l'Empire
Thierry SAUZEAU, maître de conférences d'histoire moderne à l'Université de Poitiers
Synthèse de la journée
Alain MORGAT, conservateur en chef de l'antenne de Rochefort du SHD
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