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UNE VITRINE
CONSACRÉE A LA
PREMIÈRE GUERRE
MONDIALE

 
90ème anniversaire
de l'armistice
11 novembre 1918
Modèle du Monge
A la veille de la Première Guerre mondiale, les sous-marins et les mines flottantes, armes relativement nouvelles, représentent une inconnue dont les amirautés connaissent aussi mal l'emploi que la parade. A ses débuts, l'utilisation des sous-marins se limite à des missions d'observation et de renseignement. Progressivement ces engins sont armés de nombreuses torpilles et employés pour des opérations de combat.
Sur mer, le début du conflit consacre encore la supériorité de la guerre d'escadres composées de cuirassés. Asphyxiées par un blocus mis en place par les forces navales alliées dont l'Angleterre est le fer de lance, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie ripostent et multiplient les raids sous-marins. Dès lors, le sous-marin s'impose comme une arme stratégique. Loin des concepts établis et acceptés, on torpille sans aucune distinction aussi bien les navires militaires que ceux de commerce, lesquels ne peuvent plus naviguer qu'en convois protégés. Sur les océans comme sur terre la violence se radicalise au cours de la guerre. En 1918, forts de leur nombre et grâce à l'appui du potentiel industriel américain, les Alliés parviennent à briser les forces navales ennemies.
 
 
Torpilleur
©AAMM
Torpilleur
©AAMM
Appareillage du contre-torpilleur Bombarde. Vers 1917-1918
Diorama réalisé en 1957 par l'atelier du musée et Georges Fouillé (1909-1994).
 
La scène représente la délicate opération de mise à poste de l'ancre à jas à bord du contre-torpilleur. Depuis le début du siècle, les bâtiments de gros tonnage étaient déjà dotés d'ancres à pattes articulées.
 
 
Medaille
©Musée national de la Marine / A. Fux
Plaque commémorative avec croix de guerre 1914-1918
 
Cette croix de guerre remise au chalutier Capucine, commandé par le lieutenant de vaisseau Verny, est présentée au centre d'un cadre en bois ouvragé. Elle est entourée de trois plaques en laiton qui reproduisent la liste de l'équipage et la citation, au 31 octobre 1918, du chalutier à l'ordre du jour de la division. Le 29 septembre précédent, le chalutier Capucine, déjà remarqué pour son efficacité dans la protection des convois contre les sous-marins, avait poursuivi à l'écoute, rejoint et grenadé un sous-marin ennemi.
 
 
Medaille
©Musée national de la Marine / P. Dantec
Modèle du sous-marin Monge (1908-1915).
 
Cet émouvant modèle du sous-marin Monge a été réalisé, en captivité, par le second-maître Lantier, qui faisait partie de l'équipage du sous-marin. Le 17 décembre 1915, le Monge, éperonné par un bâtiment de la flotte autrichienne devant Cattaro (Albanie) commence à couler. La totalité de l'équipage, à l'exception de deux marins qui ont péri noyés, est alors évacuée en urgence et avec maîtrise par son commandant, le lieutenant de vaisseau Roland Morillot, resté volontairement à bord du Monge et emporté avec lui.
 
 
La vitrine présente aussi :
 - Un modèle du cuirassé d'escadre Danton (1910-1917)
 - Un bateau-jouet et sa torpille
 - Le bonnet d'un matelot du cuirassé Dupetit-Thouars
 - Un tableau de Paul Morchain
 - Une aquarelle de Bernard Lachèvre
 - Une affiche de Léon Haffner.